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Après la projection le 12 décembre 2008, sur la chaine Canal+,dans l’émission SPECIAL INVESTIGATION, du film tourné cet été sur le site de Syam-Chaux des Crotenay un manifeste à été envoyé au Progrès de Lyon, signé par un groupe d'archéologues, dont voici le texte :

 

         

" Alésia : quand investigation rime avec désinformation..."

 

 

 Le film " Alésia : la bataille continue ", programmé par Canal + vendredi 12 décembre laisse pantois les scientifiques que nous sommes. Nous sommes très étonnés qu'un média aussi sérieux ait diffusé, dans le cadre d'un magazine d'investigation, un documentaire aussi partial et incomplet. Accumulant erreurs et approximations historiques et archéologiques sur la localisation du siège de 52 av. J-C., il tente de réveiller une thèse récusée depuis longtemps par la communauté scientifique.
Le réalisateur s'était en fait bien gardé de jouer cartes sur table avec ses interlocuteurs d'Alise-Sainte-Reine dans le but évident de décontextualiser leurs propos et de les insérer dans une trame prédéfinie visant à les décrédibiliser.
Voici quatre exemples de la " pertinence " de la prétendue investigation : A Alise-Sainte-Reine, " aucune trace de la ville gauloise citée par César n'a à ce jour été sortie de terre ", affirme le commentateur. Pas un mot sur la découverte, en 1992, d'un murus gallicus (rempart gaulois) et d'un quartier d'habitat antérieurs au siège de 52 av. J-C.

De même aucune mention des milliers de photographies aériennes de l'archéologue-aviateur René Goguey qui montrent les traces évidentes de l'ampleur et de la spécificité des lignes fortifiées et des camps romains tout autour du mont Auxois.
Rien non plus sur les rarissimes monnaies à l'effigie de Vercingétorix trouvées à Alise, ni sur les deux balles de fronde frappées au nom du principal lieutenant de César... Continuer à diffuser un tel " chef-d'œuvre " de désinformation nous paraîtrait peu digne d'un grand groupe de télévision. " 

                                           

                      Co-signataires du communiqué :*      

Alain DAUBIGNEY, professeur, pré- et protohistoire, Université de Franche-Comté *       Jean-Paul DEMOULE, professeur d'archéologie, Université de Paris 1, ancien président de l'INRAP (Institut National de Recherches Archéologiques Préventives) *       Alain DEYBER, docteur en archéologie *       François ESCHBACH, archéologue, Archeodunum (Suisse) *       René GOGUEY, pilote archéologue, chercheur associé au CNRS, UMR 5594 *       Christian GOUDINEAU, professeur au Collège de France, titulaire de la chaire des Antiquités nationales *       Claude GRAPIN, conservateur en chef du patrimoine chargé du Musée Alésia *       Vincent GUICHARD, directeur général du Centre archéologique européen de Bibracte *       Jean-Paul JACOB, président de l'INRAP *       Gilbert KAENEL, directeur du Musée cantonal d'archéologie et d'histoire de Lausanne, président du conseil scientifique de Bibracte *       Matthieu POUX, professeur d'archéologie, Université Lumière, Lyon 2 *       Michel REDDE, directeur d'études à l'Ecole Pratique des Hautes Etudes

 

Je faisais visiter le camp Nord à l’équipe de Canal + et à Benoît Bertrand Cadien compagnie de Mr et Me  Thevenin, pendant que Danielle Porte, accompagnée d’autres membres de l’association  montrait les murs de la ville et certains monuments cultuels.Si le réalisateur est à féliciter  pour la conduite des interviews notamment celle de Michel Redde, il est regrettable qu’au montage aient été supprimées, les prises de vues du camp Nord Nous lui avions pourtant indiqué les endroits où furent trouvés des armes ainsi que des restes de bases de tours et de camps militaires.  je reproduis ci-après quelques réponses, de Michel Redde auquel je réponds  par des  « images » qu’il a sans doute vues lors de sa venue sur le site. Ayant certainement oublié son appareil photographique, il pourra se rendre compte de ses erreurs d’appréciation...

 

 

 

 « Non il n’y a pas de problèmes, il n’y en a jamais eu. On n’arrête pas de me poser la question de l’identification du site. Pour aucun archéologue spécialiste de ces questions il n’y a de problème. »

J'avais signalé lors de l’interview qu’un archéologue britannique les avait qualifiés de « militaire » et que dans son pays des fouilles auraient déjà été faites depuis longtemps… !!   

 

« Il  (André Berthier) est mort. Laissons André Berthier qui était un homme de bien par ailleurs, dormir en paix. Je ne vais pas du tout me lancer dans une  polémique post mortem dans cette affaire. »

 

Michel Redde oublie qu’il est passé, lors d’un colloque,  devant André Berthier, sans même le saluer...

 

« …Je ne suis pas capable de monter un dossier sérieux sur Chaux-des-Crotenay…parce qu’il n’y a pas tout simplement. »Vous avez été sur place, vous avez vu ?  « Mais oui j’ai vu…J’ai vu beaucoup de murs bien entendu, beaucoup de terrasses agricoles ça oui ça j’en ai vu, beaucoup. J’en ai vu tout autant à Alise-Sainte-Reine et partout ailleurs. C’est la chose du monde la plus répandue. » 

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Mur à double parement se prolongeant sur des centaines de mètres, de 1,50m de large à certains endroits, servant à garder les chèvres, fréquemment rencontré dans le Jura et à Alise-Sainte_Reine.

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Mur de clôture, délimitant une parcelle de terrain, d'une dizaine de mètres de hauteur.

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Autre mur de clôture, avec des trous destinés à reçevoir un pieu, et formant une palissade.

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Ensemble de pierres formé par la nature

(monument Jean Pierre)

 

 

 

 

 

 

 

 

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   En attendant confirmation par le ministère de la culture d’une autorisation de fouilles à Syam Chaux-des-Crotenay, la parution du « PROCES DE L’HISTOIRE » et « DE LETTRE A L’HISTOIRE » est suspendue

 Je le répète avec une certitude plus véhémente :la vérité est en marche et rien ne l’arrêtera.[…] Quand on enferme la vérité sous terre, elle s’y amasse, elle y prend une force telle d’explosion, que le jour où elle éclate, elle fait tout sauter avec elle. « J’accuse !... », 13 janvier 1898    Emile Zola       

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Franck Ferrand, l'historien-journaliste, chroniqueur sur Europe 1 et auteur du récent ouvrage " l'Histoire interdite ", qui a commenté les deux sites depuis un hélicoptère, se jugeant mis en cause, à répondu au Progrès, le 10 janvier 2009, par le texte suivant :

 

Le documentaire " Alésia, la bataille continue ", réalisé par Benoît Bertrand-Cadi et diffusé par Canal + le 12 décembre dernier, a suscité, pendant la trêve des confiseurs, la réaction outrée d'une poignée de sommités archéologiques. Volant au secours de M. Michel Reddé, ces personnalités dénoncent dans un communiqué ce qu'elles regardent comme des omissions volontaires de la part des auteurs du film ; mais elles se gardent bien d'aborder le coeur du problème.
Quoique épargné par cette protestation, je sais trop ce que le documentaire incriminé doit à la parution de mon dernier ouvrage pour rester muet plus longtemps.
Qu'on me laisse donc reprendre, à la volée, les griefs formulés par les signataires.
1.     Ils reprochent aux auteurs de glisser sur la présence, au mont Auxois, d'un rempart - qualifié par eux de " murus gallicus " - ainsi que d'un habitat antérieur à la Conquête. Comme si l'existence, au demeurant sujette à controverse, de tels vestiges offrait la moindre lumière sur l'histoire du site dont ils proviennent. 2.     Dans le même ordre d'idées, les signataires déplorent que les photographies aériennes du site d'Alise-Sainte-Reine par M. René Goguey aient été négligées dans le film. C'est conférer une portée indue à des clichés qui, s'ils mettent en évidence les indubitables vestiges militaires romains du mont Auxois, ne permettent nullement de les identifier, et moins encore d'y retrouver les ouvrages décrits dans les Commentaires... 3.     Quant à l'oubli des " rarissimes monnaies à l'effigie de Vercingétorix ", il aurait plutôt dû soulager les signataires : M. Michel Reddé lui-même ne reconnaît-il pas au fameux statère d'or une provenance bien éloignée d'Alise ?
On aurait aimé, au-delà de ces griefs un peu vains, voir les donneurs de leçons apporter ne serait-ce qu'un début de réponse à toutes les grandes questions en suspens. Je me tiens du reste à la disposition des signataires qui souhaiteraient organiser un débat public sur cet important sujet ; mais je doute fort que l'un d'entre eux s'y risque jamais.
Au fond, il est navrant que des personnalités éminentes mettent leur titre, leur autorité, leur poids moral au service, non de la vérité ou d'une recherche de vérité, mais d'une cause officielle éculée, absurde, chaque jour plus douteuse et friable. Tant il est vrai que rien, aujourd'hui, ne permet plus de situer sérieusement Alésia en Bourgogne.
Personne ne se grandit à nier une évidence ; et lorsque, tôt ou tard, certains travaux en cours viendront confirmer de manière définitive les conclusions d'André Berthier sur la localisation d'Alésia dans le Jura, le jugement de la postérité sera sans indulgence pour celles et ceux qui, bien qu'avertis, auront usé de leur influence pour retarder la manifestation de la vérité.


 

Réponse de Danielle PorteDocteur d'État ès-Lettres (1980)
Enseignant-chercheur à Paris IV-Sorbonne
Présidente de l'AAB.cédaj

" RÉPONSE AU " COUP DE GUEULE "
POUSSÉ, dans le PROGRÈS du 22 décembre 2008
PAR " UNE DOUZAINE DE SCIENTIFIQUES "
ET " DE NOMBREUX ARCHÉOLOGUES
à propos du documentaire diffusé sur Canal + le 12 décembre,
Intitulé : " Alésia, la bataille continue "

 

" Les choix du réalisateur et du producteur de ce film les regardent. Néanmoins, mon association, bien que n'étant pas nommée dans le documentaire incriminé, a beaucoup œuvré pour sa réalisation, et j'y interviens moi-même, ce qui me donne le droit de répondre sur les points litigieux soulevés par les signataires.Je souhaiterais d'abord qu'ils veuillent bien dresser la liste des " nombreuses erreurs historiques et archéologiques " qu'ils y ont relevées, afin que nous puissions en discuter.Je déplorerai ensuite l'ignorance que manifestent les signataires à propos des travaux menés sur Alise, puisque ceux qu'ils mentionnent ont tous été abandonnés par les chercheurs alisiens, tant dans le livre de Michel Reddé, Alésia, l'Archéologie face à l'imaginaire, 2002 : les fossés dont pas un n'a la bonne taille ou la bonne forme, le grand fossé d'arrêt introuvable, les camps qui taillent de 36 ares à 7 hectares au lieu des 45 ha requis, les tours mal situées etc.) que dans les articles qui font le point sur les dernières découvertes : le murus gallicus, récemment désavoué (Historia, 77,2002), à quoi on ajouterait l'aberration que constituent les 9 km de retranchements excédentaires. L'habitat gaulois n'existe pas, de l'aveu même, dans le film, du chargé des fouilles actuelles. Le statère d'or à l'effigie de Vercingétorix provient d'Auvergne, ce qu'a reconnu M. Reddé lui-même, et tout à l'avenant.Je ne peux discuter la question militaire, puisque toutes les séquences s'y rapportant ont été coupées au montage, mais le site d'Alise ne permet aucune reconstitution des combats décrits par les textes anciens, et constitue une absurdité stratégique. 97 hectares pour 95 000 hommes + la population, la ville et les troupeaux semble une plaisanterie, le camp Nord est placé au pied du Réa au lieu du sommet, l'insignifiance de la place et le relief alentour ne pouvaient arrêter César, etc. Davantage faudrait-il regretter que la théorie " récusée depuis longtemps par la communauté scientifique " et qu'on se garde bien de nommer (NDLR : Chaux-des-Crotenay, dans le Jura) n'ait jamais été examinée par ladite communauté, qui ne lui oppose qu'un dénigrement systématique, ou l'absence, tant dans les colloques qu'aux débats radiophoniques, de tout représentant de l'hypothèse alisienne. Je demanderai également qu'on veuille bien me préciser de quels membres et de quelles instances est composée cette " communauté ", qui n'a, que je sache, aucune existence officielle. Un " consortium d'Alisiens " serait, je crois, un terme plus exact. À ma connaissance, aucun des signataires n'a jamais publié d'écrit quelconque sur l'hypothèse d'Alésia dans le Jura, ni réfuté les objections opposées à la thèse officielle. Il est plus confortable de nier en bloc ce qu'on ne connaît pas ou d'en sourire. Il serait plus constructif de répondre par des arguments recevables aux critiques formulées sur la localisation d'Alésia à Alise, ou d'examiner les démonstrations faites sur le site de Chaux. Les arguments économiques évoqués dans le film par les Alisiens, ni l'argument d'autorité que constitue le classement précipité d'Alise au rang de grand site national pendant les vacances de Noël, ne sauraient prévaloir sur la recherche de la vérité historique. Et celle-là ne peut se concevoir qu'à partir des textes, auxquels l'archéologie ne fait qu'apporter ou non une confirmation. Sur ce plan-là, l'hypothèse d'Alise s'effondre à peine née. Le reconnaître ne serait qu'une preuve de bon sens et d'honnêteté intellectuelle. " ************************Je ne pouvais pas développer longuement les remarques qu'appellent les propos entendus dans le film.
À noter pourtant :
l'historien Éric Anceau établit que les objets recueillis à Alise ont été placés là par certains archéologues du moment, dans le désir de plaire à l'empereur, et qu'on s'en avisa dès le second Empire.
L'archéologue François Esbach avoue qu'aucune couche gauloise n'a été découverte en dépit de fouilles menées jusqu'à la roche. Il ajoute : " les responsables ont fait comprendre qu'eux tenaient à ce qu'il y ait une activité archéologique ", d'où l'ouverture de tranchées destinées à montrer " que le site n'est pas mort ". Pourquoi, dès lors, déplorer qu'on ne parle pas d'un habitat gaulois dont ceux qui l'ont cherché avouent spontanément qu'il n'existe pas ?Philippe Mathieu expose que le texte de César peut s'appliquer à n'importe quel site. Et il interprète les Commentaires comme un effort de César pour " montrer au Sénat qu'il était un génie " afin de " construire sa carrière politique ". Nous répondrons qu'indiquer la taille des fossés ou l'espacement des tours au centimètre près n'est pas une preuve de génie, mais de conscience professionnelle ! et que les Commentaires ont été publiés bien après Alésia, en 50 probablement, puisqu'on trouve dans les premiers livres des allusions aux événements des derniers. César devait passer le Rubicon et déclencher la guerre civile en 49 : sa carrière politique était déjà faite, et ne dépendait plus que de lui-même, pas du Sénat, qu'il écrasera à Pharsale en 48.Lorsque L. de Broissia donne comme preuve que " le seul endroit de fouilles qui ait été fouillé depuis Napoléon III, c'est ici " à Alise, il nous ferait presque la partie trop belle : avait-on des autorisations de fouiller ailleurs, et notamment sur le site de Chaux ? Une absence n'est jamais une preuve. Il ne tient qu'à nos contempteurs d'ordonner ces fameuses fouilles, ne serait-ce que pour nous prouver que nous avons tort. Mais toute proposition de ce genre ne reçoit en réponse que des ricanements ou des " Vous plaisantez ! il n'y a rien là-bas ! " des plus révélateurs.  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 
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